Couleurs sur écran vs couleurs sur papier
25 août 2025 • Écrit par Julie

Chez Ö Studio, agence de communication à Vannes, on adore parler graphisme, identité visuelle et création de marques. Mais il y a un sujet qui revient tout le temps :

Pourquoi tous mes supports de communication ne ressortent pas exactement de la même couleur ?

La carte de visite par exemple, tu as payé un imprimeur et là… bam. Tes couleurs te paraissent fades et sans vie.

En fait c’est pas vraiment de sa faute. Les couleurs changent tout le temps. Eh oui, les couleurs sont de vraies capricieuses…

Tu as 5 minutes ? On t’explique pourquoi elles varient et comment tu peux les maîtriser au mieux ! ✔️

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Le RVB et le CMJN, c’est pas la même chose !

Déjà reprenons par la base.

Les couleurs RVB : la team écran

💻 Le RVB (Rouge, Vert, Bleu) est le langage des écrans : ton ordi, ton téléphone, ta télé… Chaque pixel que tu vois est un petit mélange de ces trois couleurs.

Quand elles sont absentes, à 0 (aucun pixel allumé) → écran noir.
Quand elles sont au maximum, à 255 (les pixels à 100% de couleurs) → blanc lumineux ++.

⇒ Donc : si ton visuel est destiné au web, aux réseaux sociaux, à une présentation PowerPoint qui claque ou tout autre usage numérique, choisi le mode RVB.

Les couleurs CMJN : la team papier

📄 Le CMJN (Cyan, Magenta, Jaune, Noir) est le langage des imprimeurs, aussi appelé quadrichromie. Ici, plus on met de couleurs, plus ça devient foncé (à l’inverse du RVB).

Quand elles sont à 0 % (et donc qu’aucune encre n’est présente sur le papier) → c’est «blanc» ou plus exactement c’est «vide», on voit juste la couleur du papier.
Quand elles sont à 100 % partout → on obtient un noir très profond (WARNING : ne fais surtout pas ça ! Tu vas gaspiller beaucoup d’encre pour pas grand-chose !).

⇒ Donc : pour tout ce qui doit être imprimé (affiches, flyers, catalogues, cartes de visite…) choisi le mode CMJN.

À savoir : le CMJN peut être simulé sur un écran afin de visualiser le rendu après impression, (nous on ne le fait tout le temps !). Bien évidemment l’inverse est impossible.

Lorsqu’un graphiste te livre des fichiers, il doit préciser si ses exports sont faits pour l’impression (en CMJN) ou pour le web (en RVB). Généralement, cela est écrit dans le nom de ton fichier. En cas de doute, n’hésite pas à demander, les conséquences peuvent être terrible (*rire machiavélique*). Bon en fait le risque c’est d’avoir des couleurs horribles : des fluos non désirés, des couleurs grises, des noirs qui ne le sont plus, des jaunes-oranges qui deviennent marrons… c’est tout. Mais c’est déjà pas mal.

Maintenant que tu as compris pourquoi il y a 2 modes de couleurs, (eh oui c’est pas juste pour t’embêter) on va t’expliquer leur principale différence.

Petite précision, il y a le CMJN, le RVB, mais il y en a plein d’autres, comme par exemple le « RAL » qui est un code pour la peinture.

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Alors pourquoi les couleurs changent ?

 

Les limites techniques

Il faut savoir qu’il y a plus de nuances en RVB qu’en CMJN, les écrans permettant d’aller vers des teintes plus flashy. Le mode CMJN a tendance à ternir les images, et c’est pour cela qu’imprimées elles perdent souvent de leur éclat. C’est frustrant, mais c’est normal, et on ne peut pas y faire grand chose. En tant que graphiste, nous faisons notre maximum, bien que nous ne soyons pas encore en mesure de pratiquer la magie ! Par exemple : Les couleurs comme le bleu électrique et le vert acide perdent souvent en intensité sur papier.

À l’inverse, si tu utilises sur ton site ou tes réseaux sociaux une image en CMJN, elle risque d’apparaître avec des couleurs beaucoup trop vives. Un peu comme si elle sortait tout droit d’une boom des années 80. C’est par ce que le site a converti l’image de manière automatique, et parfois ça fait – vraiment – mal aux yeux !

 

Le calibrage de l’écran : chacun sa vérité

L’autre coupable ce sont les écrans. En fait, chaque appareil (ordinateur, tablette, téléphone, télé…) a ses propres réglages de couleurs.

Si tu veux fais le test, va sur un site (au hasard on te suggère ostudio.bzh) et regarde ce qu’il donne sur ton ordi et sur ton téléphone. Compare bien, tu risques d’y voir un léger décalage.

Ce calibrage peut aussi être la cause de problème de compréhension entre toi et ton prestataire. Peut-être que ce que tu vois « violet », ton interlocuteur le verra « bleu » sur son écran.

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Nos conseils de graphistes expérimentés

Et si on finissait par quelques conseils pour dire bye bye aux mauvaises surprises ?
Allez c’est cadeau ! 🎁

01 – Avant de les valider, demande à voir ton logo et ta palette en CMJN.

Souvent tu découvres ton logo sur un écran. Waw c’est chouette, les couleurs sont belles, c’est exactement ce que tu voulais. Mais lorsque ton projet va prendre vie sur des supports imprimés, tes couleurs risquent de ne pas rendre exactement la même chose. C’est pourquoi nous te conseillons de demander à voir le rendu en mode impression (CMJN on a dit !) avant d’acter ton identité. Chez Ö Studio on travaille généralement nos palettes en CMJN d’abord, pour limiter les surprises.

02 – Renseigne-toi auprès de ton imprimeur ou de ton enseigniste.

Il connaît ses machines, ses encres et ses papiers. Il saura te dire quelles couleurs peuvent être plus délicates. Si ton projet le nécessite et s’il le peut, il pourra faire un «tirage test». Vous pourrez ainsi ajuster les couleurs si besoin. Sache que selon le support (papier, adhésif ou autres matériaux…) la couleur obtenue ne sera pas non plus la même.

03 – Se renseigner sur le Pantone.

Mais qu’est-ce donc ? Le «Pantone» c’est un autre mode colorimétrique pour l’imprimerie. C’est une couleur «pure» mélangée avant l’impression, la rendant plus stable. Warning : son prix fait qu’elle ne s’adapte pas à tous les projets. On utilisera du Pantone soit sur des grandes quantités, soit sur des techniques plus artisanales.

04 – Et Surtout, RELATIVISE !

Après tout, c’est normal que la couleur change. Il est impossible que toutes tes couleurs soient identiques sur tous les supports. Et ce n’est pas grave. Personne n’ira te taper sur les doigts si entre deux de vos supports les couleurs sont pas exactement les mêmes. Et si tu as la malchance de croiser un vrai «relou», transmets-lui le lien de cet article. Une légère variation n’abîmera pas ton image de marque.

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En résumé : la couleur, c’est un art et une science

Travailler les couleurs, c’est accepter qu’elles vivent, qu’elles bougent. En tant que graphistes, on optimise chaque visuel pour qu’il soit beau à l’écran comme sur papier, mais la perfection absolue n’existe pas. 🎨

Chez ÖStudio, agence de communication à Vannes, on aide les marques à créer une identité visuelle forte, en maîtrisant toutes ces subtilités techniques. Du pixel à l’encre, on s’assure que ta communication garde son éclat et raconte la bonne histoire.

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